Wednesday, August 22, 2007
Ils sont bien tous pareils! tttrrrrzzz
La gente masculine de ce monde fut créée selon le même moule... j'en suis certaine.Certe, ils n'ont jamais vu une fille en camisole prendre une marche. Peut-on s'habiller pour soi? pour être bien? J'avais souvent peur de porter ce genre de chose en public, mais aujourd'hui, après l'examen des seins collectifs, disons que c'est comme enfiler n'importe quel chandail. Puis dire que j'étais supposée me détendre... je reviens de plus en plus frustrée, dégoutée de ce que je vois. J'ai toujours le goût de leur envoyer un doigt d'honneur ou de sortir l'une de mes plus belles grimaces plein de postillons en espérant que certains puissent même en recevoir... tttrrrrzzzÀ Monsieur tout le monde qui pour une fois décide de faire des stops chinois (ou japonais... me souviens plus) afin de contempler mes courbes tttrrrrzzzÀ Papi qui du fin fond de sa ruine mobile m'envoit un petit signe de la main ou de la tête tttrrrrzzzÀ Monsieur je chauffe mon gros truck qui n'est plus un tonka tttrrrrzzzÀ Monsieur qui construit une maison et avertit ses comparses qu'un poulet se trouve à 3 hres et qu'ils se mettent tous à jouer du gazou tttrrrrzzzÀ Monsieur Gros bras, passager, dont l'auto est trop petite pour lui permettre d'entrer tout son corps et qui se permet de m'envoyer la maintttrrrrzzzÀ Monsieur le flacheux ayant la main gauche sur le volant, la main droite sur la banquette, les jambes écartées comme dix et qui se permet de me dévisagertttrrrrzzzÀ Monsieur chauve ou bédaine de bièretttrrrrzzz À Monsieur j'ai 17 ans, une moustache et qui m'appelle probablement "chick"tttrrrrzzzPlus je sors et plus c'est pareil.Encore une chose de plus pour douter à savoir s'il y a vraiment quelqu'un là haut qui a pu créer ce genre de CRÉATURE. Puis s'ils ne sont pas comme ça, ils portent des bas blancs, des jeans serrés, étudient en informatique et passent leur journée entière à gosser sur leur machine.Je m'en vais dehors, dans ma cour arrière... à l'abri du regard des hommes qui me répugnent royalement lorsqu'il fait soleil.
Sunday, August 19, 2007
Il y a ...
Il y a un an exactement, je portais:-mes chaussettes grises avec des petits chiens et chats et des coeurs-un pantalon gris-mon soutien gorge blanc à bretelles de dentelle-une camisole blanche-mon fameux gilet vert-des sous-vêtements, bien entendu, mais je ne me souviens plus lequel...C'est ce que je tenterai de porter aujourd'hui, après avoir troqué mon uniforme blanc pour quelque chose d'un peu plus coloré, ou du moins, c'est ce que je porte dans ma tête présentement.
Friday, August 17, 2007
Ma première nuit
Contente d'avoir été 2 au poste cette nuit.Ma crainte: devoir appeler 911 et/ou qu'un patient complique.Crainte ce matin: concrétisée.Résultat: un patient à l'hôpital.Que doit-on manger lorsque nous revenons de travailler et qu'il est 7H00 AM? Dois-je déjeuner? diner? souper? avant d'aller dormir...
Wednesday, August 8, 2007
Un an déjà...
Kingston, Queen's University, le 16 juin 2001. Nous étions dans la cafétéria du Leonard Hall si ma mémoire est bonne. D'une humeur plutôt mélancolique, un copain, J, m'invita à lui parler. L'endroit était mal choisi, je me voyais mal lui parler entre deux bouchées de trucs odieux que nous mangions depuis déjà quatres semaines. Au fait quel était le menu du samedi soir? Je ne m'en souviens plus. Nous rentions donc chacun vers nos chambres dans la résidence. J'ai probablement dû tenter d'apprendre mes répliques de "A Monkey's Paw" pièce que je devais présenter dans l'un de mes cours. Décidant de prendre une petite pause, je partis prendre une marche dans les corridors du Waldron Tower (la résidence). L'ascenseur était brisé. J'ai pris les escaliers du côté vu sur le lac. J'y ai rencontré un copain venant de faire son lavage. Je décidai de monter et monter encore. Près de la porte du dernier étage, je tombai face à face avec J. Il pensait que je voulais lui parler. En fait, je ne me souvenais plus trop de ce que je fesais dans la cage d'escalier. Il croyait aussi que je voulais lui faire une déclaration d'amour. Ce qui ne fut strictement pas le cas. La cage d'escalier n'était pas vraiment le bon endroit pour discuter. Nous descendîmes donc au 616, soit ma chambre. Nous nous assîmes sur le pied de mon lit, lui à ma gauche, moi à sa droite. Je tournais autour du pot, il finit par me poser des questions fermées où je répondis que par oui ou non. Il tomba bien entendu sur le problème. Un coup de tonnere éclata, un orage se déversa... il continua à pleuvoir longtemps cette soirée là et la semaine suivante. Il eut une acalmie, J est allé rejoindre les autres pour aller au Pub Irlandais où chien_noir vit le jour. Je restai dans ma chambre, pris mon baladeur et écouta l'une des deux cassettes que j'avais en ma possession. Je devais donc écouter soit Bach ou Vivaldi. Par la suite, il y eut un party dans la salle commune du 3e étage en l'honneur de je ne sais trop. K pris un peu trop vite la bouteille de vodka (où un truc dans le genre). Il brisa en deux le cabaret de cafétéria que nous venions de trouver pour notre pièce de théâtre. Il y eut de la musique, rares sont ceux qui dansèrent. Je suis allée à la salle de bain, pour finalement retourner dans ma chambre. J cogna à ma porte quelques minutes après. Nous retournâmes au party après quelques kleenex. Certains allèrent se coucher. Je suis montée avec J pour reconduire K à sa chambre, je ne voulais surtout pas qu'il tombe dans les escaliers (puisque l'asenseur était toujours brisé). Je suis allée tenter de dormir. Le lendemain matin, je mis ma paire de jeans, ma camisole bleu et pris ma chemise blanche, avec mon livre bleue de pièce de théâtre, mes sandales et je partis m'asseoir sur un rocher, en avant du lac Ontario afin de tenter d'étudier et/ou de réfléchir. J'ai croisé J dans la porte d'entrée, côté rue, il partait avec deux comparses visiter une prison ou un truc du genre. Je pris la seconde porte, côté lac. Il m'appela le soir même et nous nous revûmes afin d'aller se promener et discuter près du lac Ontario. Depuis officiellement cette date, des orages éclatent souvent. Mais tous savent que Kingston est une ville où la pluie est maître. Je me demande souvent ce qui se serait arrivé: -SI je serais restée chez nous le 20 mai? -SI je n'avais pas rencontré cette personne? ces personnes? -SI j'étais restée dans ma chambre le 16 juin? -SI je n'avais pas monté tel escalier à une heure bien précise à cette même date? -SI l'ascenseur n'avait pas brisé? -SI je n'y avais pas croisé une personne? -SI j'avais rien écrit un certain jour de juillet (ou plutôt au cours de plusieurs jours de juillet)? -SI je n'avais pas vu certaines choses au cinéma ou la télévision? -Si je n'avais pas tombé sur cette chanson? Mais surtout SI je n'avais rien dit? Personne ne peut vraiment savoir. Une chose est certaine, je n'oublierai jamais Kingston, le 16 juin 2001, la source même de mon "problème", J et tous les autres avec leurs tentatives de me rendre plus joyeuse. Merci pour tout. NB. Pour des raisons de respect envers la personne concernée (soit ce qui était mon problème), J et moi-même, je n'étalerai pas les récits de cette dernière semaine là bas.NNB. Je me sens totalement détachée et froide en écrivant ceci, mais je sais très bien que ce soir je serai grandement nostalgique, que malgré tout j'aimerais peut-être être encore là... à pleurer dans les bras de J. et entourée de vous tous. Je vais penser à vous toute la nuit, puisque je dois, d'une façon ou d'une autre, rester éveillée (travail).NNNB. Il annonce de la pluie pour une bonne partie de la semaine. Des anges doivent vraiment veiller sur moi...
Sunday, August 5, 2007
Gloire à dieu, acte 1, scène 1
Je suis allée à l'église hier. Il y avait longtemps que je n'y avais pas mis les pieds. Je suis restée à l'arrière par contre, travail obligeant. J'ai assisté à cette pièce de théâtre qui prenait forme devant moi. Un coeur élevait leurs voix vers le ciel. Au centre à l'ambon, deux anges faisaient battre leurs ailes et protégaient ce qui semblait être l'acteur principal de cette pièce. Debout, assis, debout, à genoux... le coeur exécutait une danse que je connaissais à peine. J'ai tenté de mêler ma voix au coeur, mais je n'y ai retrouvé aucun plaisir ou réconfort.J'ai pris le temps d'aller visiter les backstages. Ils étaient et sont l'endroit de plusieurs souvenirs lorsque je les ai moi-même utilisés. J'aurais aimé y retrouver les personnes que j'ai tant serrées dans mes bras derrière la statue de Marie ou sous la croix même de Jésus. J'aurais aussi dû aller dans une petite pièce près de l'arrière. Il y avait une porte et selon mon souvenir, un bureau et des chaises à l'intérieur. Je ne pouvais y entrer, c'était verouillé et aucune lumière ne m'y invitait. J'aurais par contre aimé rencontrer la personne qui y vivait et y vit encore. La dernière fois que nous nous sommes rencontrées, j'avais le besoin immense de prendre cette dernière dans mes bras. Je le fis et me souviens encore de la pureté qui si dégagait et des rougeurs apparessant sur son visage. J'y retournerai peut-être, espérant le voir sous les ailes des anges, au milieu de la scène. J'y retournerai peut-être, pour lui dire que j'ai perdu la foi et le serrer à nouveau dans mes bras.
Wednesday, July 18, 2007
Tuesday, July 17, 2007
Avant-propos
Je n'ai pas la prétention de détenir La vérité, de toujours savoir quoi dire, quoi faire, de toujours être là au bon moment. Par contre, je sais pertinemment que la vie, ou plutôt ma vie, n'est pas toujours blanche, noire ou même grise. En fait, elle est arc-en-ciel... elle a un début et une fin. Entre ces deux extrémités, on retrouve une multitude de couleurs, des hauts et des bas passant du jaune à l'orangé, du rouge au vert, du violet au bleu marin... Différents gnomes vivent sur mon arc-en-ciel... chacun a sa couleur et peuplent ainsi la vie que je mène. Ma vie est également un labyrinthe. Un seul commencement, une seule issue, peuplée d'embuches, d'obstacles ici et là. Dans l'abime des fleuves rances, dans les miroirs où je me noie, je cherche ce que je suis vraiment. Certes, une femme en devenir. Je joue à cache-cache avec moi-même, sémant ici et là des graines que les oiseaux dévorrent sous mon passage. Acculée au pied du mur, j'oublie souvent l'endroit où je me suis cachée. J'ai beau crier à mon être de revenir, que la partie est terminée, qu'il a gagné... mais il ne revient pas toujours. Parfois, il est beaucoup trop loin pour m'entendre. D'autres fois, il ne veut tout simplement pas m'écouter, préférant me laisser à la dérive et ainsi trouver une autre âme passant sur son chemin afin de quitter à jamais cette vie de... ou me faire sursauter lorsque je suis tout près afin que nous éclations de rires lors de nos retrouvailles. Je vis ma vie, tente parfois d'y survivre, au meilleur de ma connaissance. Les écrits suivants sont le reflet de celle-ci. J'ai parfois l'impression de ne pas vivre ma vie au maximum, de ne pas profiter de ce cadeau et de me laisser border par les vents. Mes écrits sont donc teintés de passion, de spontanéité afin de me souvenir et de vivre ces moments plus ou moins intenses qui font que ma vie est ainsi.
Monday, July 2, 2007
Dédicace
À Pouipoui et Catherine pour leur brillante idée de rendre un peu plus public mes écrits;Aux déistes et à la gang de Kinsgton pour m'avoir endurée particulièrement au cours de cette dernière année;À tous, pour leur courage à continuer de lire et répondre à mes écrits;Au soleil, aux étoiles, aux orages, aux anges qui font de moi, ce que je suis;À la vie pour les couleurs, les frontières, les océans qu'elle me fait traverser.
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